Chouchen et moi, nous sommes tous seuls. L'Altermondialiste est partit en vacances, donc nous nous retrouvons tous les deux pour quelques jours.
A essayer de nous entendre.
Déjà, j'ai un probleme avec la nourriture. Il faut que je pense à nourrir le chat. Il faut que je pense à nourrir le chat.
Sinon il se met à déprimer et se met devant la porte. Je ne suis pas la fournisseuse habituelle donc il n'a aucun espoir en moi.
Il faut que je pense à nourrir le chat.
Sinon il se met devant la porte et attend l'Altermondialiste.
Ensuite, je dois penser à me nourrir moi même. L'Altermondialiste me connait et à fait le plein avant de partir.
Je suis mono-aliment.
C'est fou comme on ne s'ennuie pas.
"Une fenêtre à Copacabana" de Luiz Alfredo Garcia-Roza : c'est l'histoire d'une femme qui voit quelque chose qu'elle n'aurait pas du voir, par la fenêtre, chez son voisin d'en face.
Mais lui aussi a vu qu'elle l'avait vue.
Et ils vont s'épier mutuellement, même desfois dans le noir (là ça fait le pluss peur), à essayer de se distinguer.
C'est flippant : surtout qu'en reposant le livre après un passage stressant, je me suis rendue compte que j'avais pleine vue sur mes voisins de l'immeuble en face.
Et ma lampe glaçon doit suffisamment éclairer pour qu'ils me voient.
Est-ce que j'ai bien fermé la porte ? Est-ce que j'éloigne le lit ? Est-ce que j'éteins les lumières ?
Est-ce que je remet les rideaux que j'avais demandé à l'Altermondialiste d'enlever ?
Ou j'arrête les polars le soir...
Bonne journée !



