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vendredi 23 juillet 2010

Le régime du docteur

ou Dunkan ne dit rien sur le kiwi :

J'ai arrêté de lire des polars suédois, alors je lis tous les bouquins sur les régimes de l'été : les protéinés, les sans beurre ou sans sels.
Et franchement les docteurs qui écrivent des livres ne sont pas sexy.
Du tout.

Ils filent la trouille et donne envie de jeter la chocolinette avec l'eau du bain.

Du coup, pleine de bonnes intentions, je suis allé au marché à 9 h ce matin. C'était la première fois que je trouvais une place pour me garer sur le parking de La Poste du village.

Je cherchais de la bonne bouffe, recommandée par le docteur s'il vous plaît : des fruits donc. Du plein de vitamines et de la douceur en même temps.

Et heureusement, le kiwi breton fait son retour en force sur les stands bio du marché, il est plus gros que les pommes vertes. On ne voit que lui.
On va le manger à la cuillère à soupe même, en se vernissant les ongles de pieds en vert.
OPI quoi.

Et je suis sûre que dès l'heure du goûter je me remet au polar-glace chocolat, gardant les kiwis pour le jonglage de zazou.
(je m'améliore)

En fait, le seul docteur qui a une place dans mon cœur c'est Spencer Reid.


(miam)
Lili
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jeudi 22 juillet 2010

La complainte du nougat

ou bruits de fonds :

(blanche coccinelle)

A cette heure-ci, je devrais être en train d'escalader une montagne à mains nues en poum poum short.

Ou bien, en pleine descente de rafting sur une rivière de la Lozère, moulée dans un maillot de bain une pièce Eres, rose fushia le lycra.

Sauf que je suis juste, chez moi, en train de bosser.
Et en train d'écouter les brèves du chantier d'à coté.


L'air de rien, les vacances et le bronzage nacré sont en train de me filer sous le nez. Et à la rentrée, mon maquillage nude n'y pourra rien : je serai blanche comme un nougat.

Lili
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mercredi 7 juillet 2010

Visite suprise et tarte à la ricotta

ou rencontre sur un canapé en tweed :

(par un après midi trop ensoleillée)


Le canapé est dans le coin droit du salon.
C'est le seul endroit au frais.
Dehors, il fait une chaleur étouffante.


Affalée, je bouquine un recueil compliqué, que j'ai pris à la bibliothèque un jour de migraine et une flemme d'aller jusqu'au E du rayon.
Antonin Artaud "l'ombilic des limbes"


Un bruit me fait soudain lever les yeux de ma "lecture" : quelqu'un descend les marches de l'escalier.
Mais le bruit de pas est étrange : trop lourd pour être Chouchen le chat, trop léger pour être l'amoureux.


Dos à l'escalier, j'entends les pas continuer dans le salon.
Des bruits de pieds nus.
Et les pieds nus s'arrêtent derrière moi, comme s'ils venaient de m'apercevoir.
Je me retourne doucement vers les pieds nus et je flippe. Je me met à crier un peu : des "ah !" "ahaaa" bizarres. Je m'évente avec le bouquin, manque de m'assommer avec, me marche sur le pied en essayant de me lever.

L'étranger reste stoïque, presque étonné que je sois là sur mon canapé en tweed, comme si c'était moi qui n'était pas à ma place. Il respire fortement, genre colère contenue et ne me quitte pas des yeux.


Mon cerveau va trop vite : qu'est ce qu'il se passe ? Qu'est ce que je dois faire ?
Dis quelque chose ! Bouge toi...
Je ne dis rien. Même pas "Partez de mon salon s'il vous plaît...". Je ne dis rien.

Il est noir et à poil.

Mais comme s'il entendait ma prière silencieuse, il se dirige tranquillement vers la porte d'entrée que j'avais laissée entrouverte pour faire circuler le peu d'air. En passant devant la table, il jette même un coup d'œil dans le plat à tarte.
Il finit par sortir par la porte, toujours de son pas tranquille.
Je reste à le regarder tandis qu'il descend l'allée du jardin en dodelinant légèrement du cul.


Donc cette fois c'est sûr : le chat de Maurice squatte bien mon lit l'après midi.

Lili
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lundi 5 juillet 2010

D'hypothèses en hypothèses

ou je préfère aller passer mes vacances en Suisse :


(pété)

Sous cette tignasse hirsute qui compose ma tête : il y a beaucoup de pensées, beaucoup d'idées, et ça n'aide pas à la concentration.

Résultat, j'ai un vélo à retaper, des vacances à prendre, et des bouquins à ranger.
J'ai un vélo à retaper surtout.

Donc après j'ai du vélo, TOUT COURT, à faire.

Je cherche encore à réaliser la situation dans laquelle je me suis mise.
J'ai un amoureux aux yeux verts qui aime son VTT, et se lever tôt. Un matin, au petit déjeuner, il me poser LA question :

"ça te dirai de faire du vélo ?"

entre les tartines et la chocolinette.

J'ai répondu stupidement un truc comme... oui.


( Sinon, j'ai acheté des robes.

Et un jour, il faudra que je réalise que je partage une mini-penderie avec un amoureux et qu'il aimerait bien y ranger ses fringues hypothétiquement. Il paraît. )

En forme de conclusion, il paraît qu'il y en a qui déménagent par amour, qui trient leurs déchets par amour, qui cuisinent au beurre par amour, qui mettent de l'eye-liner pour dormir, et des nuisettes trop serrées.

Je ne suis pas de celles-là.
Je suis de celles qui font du vélo.


Lili
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