ou thérapie zen :
Hier,
au travail, bêtement, je me plaignais.
Je me plaignais du manque de soleil, du trop plein de nuages, du manque de sous, du manque de temps,
du manque de temps pour gagner des sous, et du trop plein de travail, du trop plein de travail, du trop plein de travail
( ingrat le travail).
Le soir, arrivée chez moi, j'ai pu constater que
le cœur de mon ordinateur avait cessé de battre.
Mon ordinateur portable que
je traîne partout depuis 4 ans, celui qui arbore fièrement un autocollant délavé de radio libertaire.
89.4 FM.
Le seul.
Celui qui a résisté, malgré les voyages, même le jour où j'ai fait tomber du
vernis à ongles sur le plateau de souris manuelle, et il a souffert pourtant
(vu que j'ai mis du dissolvant pour enlever le vernis ).
( Je suis blonde ).
J'ai tout tenté, massage cardiaque interne, coups de pieds, suppliques, 156 démarrages, coups de boules, remords, visites compulsives de
forums de geek, appels désespérés à mon ex
( On a toutes un ex informaticien...).
En cherchant mon CD de Windows pour rebooter le système, je tombe sur une pile de courrier.
Vieille.( J'oublie souvent mon courrier, je n'aime pas ouvrir le courrier, surtout les enveloppes à fenêtres ).Dans la pile, une lettre de l'agence immobilière.
Mon
loyer augmente à partir d'Avril.
Oups....
Gloups.
F*ck.
J'ai plus de PC, j'ai donc perdu l'intégralité de mon disque dur, donc
ma musique : l'intégrale de Bowie, Led Zeppelin, The Doors et Delpech.
J'ai perdu
mes photos du mois d'Avril ( les autres sont sauvegardées ), donc environ 350 photos de perdues. Dont la moitié de photos du chat. Mais quand même.
Le monstre
Sauf heureusement j'ai gardé une sélection des photos d'Avril, pour le blog.
Donc les plus pourries.
Cool.
J'ai des dettes envers mon proprio. Et j'ai un collier de perles en graines.
Qui pue.
Les graines puent.
Collier fait moi-même
Collier Anti-SocialJe pense donc passer mon week end à compiler compulsivement toutes mes photos.
Au cas où.
Parce que une seule copie ce n'est jamais assez. Je vais faire des dvds, les confier, en cacher sous mon matelas, sous les lames de mon plancher
( tant qu'à emmerder le proprio autant se rassurer ).Et laver encore mon collier à l'eau savonneuse.
En attendant, je fais des bouts de papiers.
Je transforme mon angoisse et mon dépit en
grues.
Combien de grues sur cette photo ?
Le début de ma collectionAu pire, je les vendrais dans le métro, et si je gagne au loto je ferais un laché de grues par la fenêtre.
Bonne journée !