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lundi 31 mai 2010

Papillons de nuit

ou une sauvage en k-way, avec les cheveux roses :



Là bas, c'est le seul endroit où les parapluies sont interdits. J'ai pensé à amener mes bottes, le sac à dos, et le poncho vert en kway.

Le champ est plein à ras bord, une foule de sourire et de mains levées.

Je suis assise sur l'herbe avec ma bière, un despé qui vient souligné élégamment ma semaine de régime sans blé. Bravo.
On va dire que c'est de la tequila.

Un jeune homme me soulève de la foule, je renverse ma despé sur les autres tant pis, et il me prend sur ses épaules. J'y vois mieux perchée ainsi.

J'enfonce mes ongles dans la jungle de ses cheveux, mes jambes à son cou je m'accroche pour ne pas tomber car il a l'air de tituber, vu de là-haut.

Et de là haut, je vois la foule derrière.

Je suis peut être la première à sentir les premières gouttes de pluies.
Une pluie normande qui glace une foule festivalière.

En un soupir, la foule multicolore va se parer de marron verdâtre. On a tous le même k-way moche.

On va tous avoir les joues collées à la capuche et les mèches de cheveux qui nous barrent le visage.

On oublie qu'on aime pas écouter Miossec d'habitude.

On est en enfer tu crois ?
Des fantômes de k-way, aux yeux hagards, parfois troubles ; aux godasses dégueulasses.

Les lacets dans la boue, les mains dans la foule, les genoux boueux, la même crasse sur le dos.

Des fantômes qui dansent dans la boue, les bras tendus, les doigts écartés, pour se frôler en faisant bouuu.

On tape du pied, saute dans les flaques, bouge, saute.

les tâches de rousseur sur le visage, laissés par les traces de boue.

La nuit tombe les étoiles scintillent.
On va dormir dans nos bagnoles, les ailes toutes chiffonnées.


Lili
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lundi 14 septembre 2009

Comme un conte de faits

ou foule de toi :

J'ai rencontré un homme.

Je traînais les pieds sur l'herbe, le jean sale et les mains crasses. 
Les yeux en visière à cause du soleil qui n'est pas encore rendu derrière les arbres. 
La foule qui me bouscule. Pour ne pas avoir mal de leurs coudes il faut se mêler. Se laisser porter et osciller avec.


flou

Et puis j'ai rencontré cet homme.
Mon frémissement parcourait l'échine de la foule. Une foule de poils de bras levé et tout le monde se tait.

Merde ce qu'il était beau dans son jean. 
Ce qu'il était beau tout court.

Et finalement le soleil est tombé, j'ai sorti le pull pour me réchauffer, lui est repartit, j'ai cherché du vin et du chocolat, trouvé que le premier, dansé pour rien, pensé à lui, pensé à d'autres, courut vite, attendu la nuit, regardé les uns danser, ri avec eux, et mine de rien on s'est tendu les mains. 
Les nuits sont froides les jours de tempêtes. 
Mais ces jours-là, sur la bretagne, dans le champ là-bas, on sent la folie se mêler au vent.

Lili
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mercredi 16 juillet 2008

Terres du son 4ème édition

ou le week end "lachons la pression" :

Ce week end, avec les copains, nous nous sommes enfuis au festival Terres du son près de Tours.
A 4 dans la voiture, les tentes et les sacs de couchages dans le coffre, le jeu du "devine à quel objet je pense", du bon rock dans l'auto-radio, des bouchons évités et le trajet parmi les petites routes de campagnes, les bouteilles de martini qui tintent dans le coffre, la pause pipi sur le bord de la route, le "jeu du devine" se fait aussi avec un animal, les chips qui volent sur le tableau arrière du coffre : on est cools.

Puis on arrive sur le site, déjà fatigués mais contents, et puis "la chanson du dimanche" ça donne la pêche c'est clair, "Keziah Jones" on ne le remarque pas beaucoup mais il a un beau chapeau et beaucoup de muscles le mignon.

J'ai profité de la paille, du rosé, du coucher de soleil, de la fatigue qui s'installait vraiment. Faut dire que il y a pas des tonnes d'autres choses à apprécier : c'est simple, c'est l'herbe sèche, le soleil, la musique, les bons repas : c'est à dire chips, cake, vin, et chips car y a déjà plus de cake ( c'est bizarre mais c'est toujours le cake qui descend le plus vite ). Que du vrai !
Le lendemain, on a rêvé sur du Dub, parmi les arbres de la forêt ( "Ondubground" pour le son ). Puis on a été courir dans la prairie, il fallait bien ça avant "Micky Green" et ses fous rires.

Mon bras qui se repose dans l'herbe


Puis on a assisté au show d'"Hocus Pocus". Un show, un vrai show, du bon son, et une ambiance phénoménale. Un moment comme on en vit peu, une communion avec la musique, comme si tu regardais une musique bouche bée tellement c'est beau. En tout cas, moi c'est ce que j'ai fait.




Mais il a bien fallu partir : quitter la forêt, le chateau, la musique. reprendre la voiture.
On ne sentais pas la rose mais la sueur et les lingettes bébés, on ne parlait plus de travail mais de coups de soleil, on ne se plaignait plus des patrons et des cons mais des campeurs voisins hurleurs la nuit. Et on a ramené avec nous quelques brins d'herbe brulés dans les poches, du vert sur les genoux, du noir sur les pied, du rouge sur les épaules et du rose dans les yeux



L'ambiance était plus calme de la voiture puisqu'on a parlé de coprolithes, mais je te raconterai un autre jour tu vas voir c'est passionnant.
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jeudi 20 décembre 2007

La soirée où je me suis jamais arrêté de courir ou comment j'ai rencontré une star



Un été, il y a fort longtemps (quelques années donc !) je bougeais mon corps sur de la musique reggae qui était à l'époque une des seules à me faire bouger.
J'étais à fond.
Dans un champ.
Avec 10 000 personnes.
En Bretagne.

C'est un festival.

On me tape sur l'épaule : "hé ton pote là il va pas bien !"
Je me retourne: S. est tout blanc, très calme : je m'approche, il me parle " je veux voir les pompiers".

Ah !

Bon

Et me voilà partit le long de barricades à chercher quelqu'un qui ressemble plus ou moins à un mec de la sécurité.

Finalement je trouve un pompier, il vient me parler du haut d'une barrière de 2m de haut.
"Faut que votre ami il passe de l'autre coté" qu'il me dit.
Fastoche j'ai fait 2 jours d'escalade un été chez mes grands-parents.

Bon je me dit passons par le bar. Et là j'aide S. à grimper sur le bar, le pompier le récupère dans ses bras et s'en va en courant avec lui. Evidemment j'arrive à crier quelques mots comme quoi je veux rester avec lui. Et c'est comme ça que je me suis retrouvée dans la position du sac à patate portée par un pompier qui courait à vive allure à travers champ de boue et ronces.
Merci, oui vous pouvez me poser délicatement là.

Passons le moment où les pompiers ont cru que j'étais sa petite amie " caressez lui les cheveux mademoiselle et puis si vous voulez on va vous aider pour qu'il ai la tête sur vos genoux"
"Nan nan ça ira je crois pas que ça va lui faire tant de bien que ça..."

Bon finalement, ils l'ont pas emmené dans le camion, va savoir pourquoi. Mais ils lui ont dit de rentrer chez lui.

J'ai pas vu la fin des concerts du coup, bah de toute façon y avait plus de reggae...
et puis y avait Cali qui dormait dans le camion de pompier.

C'est mignon quand ça dors.

ça t'arrive aussi de galérer à travers boue et ronces pour les beaux yeux d'un pompier ?
Parce que je sais pas si il avait de beaux yeux mais vu de là où j'étais il avait des belles chevilles.
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mardi 18 septembre 2007

La fete de l'huma ou comment survivre au milieu de trop de gens

Samedi soir, je me suis intensément motivé pour aller voir Mr Iggy Pop. Arrivée sur place je me rends compte que la fête de l'huma c'est comme un festival ( bon ça je m'en doutais un peu ), mais surtout y a beaucoup plus de monde que pendant un festival et y a pas forcément plus de places...

Je me faufile jusqu'à la grande scène pour ne pas manquer l'arrivée du groupe : alors là franchement super concert, j'avais jamais vu et je suis hyper ravie...

Par contre, tu vois après le concert j'en avais légèrement marre de me faire marcher sur les pieds, de me faire bousculer, de pas pouvoir fair deux mètres à pied d'affilé, de ne pas voir mes pieds ni mes mains.

Retour dans Paris, or pour cela il faut prendre la navette, idée que tout le monde a eut évidemment ( ils sont pas encore trop saouls pour décider de rentrer à pied... zut ). Résultat : tout le monde cours pour rentrer dans le bus, résultat : on est 250 dans un bus, résultat : tu es collé aux gens ou aux vitres, tu dois tenir ton sac au dessus de ta tête, tu prie pour que personne ne soit malade, tu trouve le temps très très long vu que le bus avance à 30 à l'heure de peur de se retourner...

Le chemin en bus le plus long que j'ai jamais vécu ... J'ai rencontré plus roots que moi : les gens qui sont restés là-bas !!
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jeudi 26 juillet 2007

Le samedi aux vieilles charrues ou mon coup de coeur musical

  • Au matin, 3 mauvaises nouvelles :
Toute la nuit, j'ai entendu mon voisin de tente chanter. En plus, malgré son état d'alcoolisme avancé, il a pas beaucoup dormi de la nuit l'enflure, à part peut-être une heure vers 6 heures du matin car on a eu un peu de silence. Non sinon, le reste du temps, on a eu le droit à sa belle voix rude et fausse d'alcoolique qui racontait sa journée : comment il s'était vautré dans les ronces etc... etc ...
D'ailleurs quand je me lève, je me rends compte qu'il est à poil avec juste une guitare... Et oui, je te l'ai dit : dans mon camping c'est la fête !!
Franchement y'en a qu'ont une de ces constitution : dire que moi avec 3 pulls et mon sac de couchage je me les suis pelé toute la nuit...

Sinon, tout en encore une fois boueux vu qu'il a re-plu pendant la nuit... D'ailleurs au milieu du camping, c'est carrément une tranchée de boue qui s'est formée... Cela demande une intense concentration pour la traversée sans se vautrer... D'ailleurs, je vais re-citer ici un conseil avisé prodigué par un campeur émérite "Nico, ne marche pas les bras dans le dos, sinon c'est la tête qui prend tout...".

L'autre mauvaise nouvelle, c'est que pendant la nuit, notre campement a été visité et figurez vous que Nico s'est fait piquer ces bottes : si c'est pas salaud ça... T'imagine ! Heureusement, qu'il avait une autre paire de basket... Comment j'ai été heureuse d'avoir penser à rentrer mes baskets dans l'auvent j'aurais vraiment eu l'air fine en tongs sinon...

Dans la matinée, le mec à poil fini par s'habiller : il met un magnifique costume de prêtre mais continue hélas pour ma mauvaise humeur matinale à nous casser les oreilles...
  • Les concerts de l'après midi : coup de coeur Herman Düne
On arrive sur le site : c'est Sean Lennon qui commence : alors là j'attendais beaucoup et bah on a été déçu : pas sympa le monsieur : il est même partit sans dire en revoir parce que il trouvait que ça manquait d'ambiance...

Pendant Brian Ferry, on retrouve notre prêtre du camping (celui qui a chanté toute la nuit) qui fait la sieste. Vu que je suis une princesse chiante, tu vois je me venge un peu de la nuit mais gentillement : je vais le réveiller : y a pas de raison hein ??!!!
Bon en fait, il était sympa ce jeune prêtre, on a bien rigolé ensuite... J'ai même confessé mes péchés ( olalala ).

Herman Düne : comment te dire, j'ai adoré. Déjà les mecs c'est des vrais hippies : ils sont trop beaux. La tunique bleu elle a fait sensass... Non, en fait, la musique ça m'a vraiment transporté, plus que leur beauté c'est vrai... Je suis restée scotchée.

Après on a vu Tryo, c'était la folie j'ai eu l'impression que y avait tout d'un coup 30 fois plus de monde : c'était limite effrayant, mais super... J'ai même rencontré une fille super sympa qu'avait une lotion pour se laver les mains : et vu que je suis une princesse maniaque, je me suis lavée les mains au moins 30 fois...J'ai profité de l'occasion.

Bon là, après c'était Emilie Simon et là j'avoue que l'effet des martinis s'est fait sentir donc bah je me rapelle plus trop du concert... ( oui je sais la honte mais oh ça va hein !!)
Du coup, je suis allée manger une pizza ( c'est grande classe les restos des vieilles charrues hein??!!!) Et j'ai rencontré un jeune homme abandonné avec un pot de classe au caramel. Le dessert parfait ( le pot de glace évidemment ce que vous avez l'esprit mal tourné vous autres...)

Bref, comme il avait froid avec son tee-shirt et que moi j'avais chaud grâce aux Martinis je lui ai filé mon paréo ( là vérité comment ça lui allait trop bien ) et du coup, j'ai eu un peu de glace ...

Et pour finir, on a tous été voir Justice, bon là j'ai retronvé un peu ma mémoire : sur les épaules de Djé, sous la pluie, le k-way collé à la peau, j'ai adoré ( c'est fou hein ??). Même malgré Nico qui hurlait derrière qu'il voyait plus rien à cause mon dos...

  • Dur retour
C'est au retour que tout s'est subitement compliqué : tu vois au lieu de vouloir rentrer tranquillement pas à pas dans la boue, j'ai voulu me la jouer : je suis une princesse qui glisse magnifiquement sur la boue, comme une patineuse artistique... Bref, je t'épargne les détails, en fait je suis tombée sur tout mon flanc droit dans la boue... Autant te dire que j'étais de mauvaise humeur, du coup j'ai même pas attendu mes amis et je suis rentrée me coucher dépitée et boueuse... La honte de se la jouer et de tomber...

J'ai aussi une vidéo du prêtre dans le camping...

Juste pour que tu vois que je suis pas la seule à me vautrer. Bon j'avoue que ma chute était moins belle mais bon...




Tu vois au réveil, j'ai jeté mon vieux jean déchiré devenu en plus marron de boue.


J'ai en plus une grosse crève depuis Dimanche ( comme pas hasard dis donc...) et j'ai à moitié l'épaule droite démise depuis ma chute ( bizarre hein ?? Pourtant sur le moment j'ai rien senti...)

Bref, les vieilles charrues est ce que j'y retournerai : oui!!! mais avec des bottes et des grosses chaussettes bien hautes ... Et sinon : Herman je t'aimmeuuuuuu
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lundi 23 juillet 2007

le jeudi aux vieilles charrues ou comment débuter un festival sous la pluie


  • Départ enjoué
Nico et moi prenons la route Jeudi midi : direction Carhaix.
C'est la fête dans la voiture, on a le sourire aux lèvres...
1h30 après : grand silence dans la voiture : averse de grelons 30 minutes avant l'arrivée sur Carhaix...
Je commence à me dire que ça va être galère : Nico essaie de relativiser mais non le ciel est bouché bouché sur tout l'horizon...
On arrive, première étape : changer de tenue : les tongs ne sont plus du tout appropriés et j'enfile aussi le k-way emprunté à ma mère...
  • Arrivée morose
On doit tout transporter jusqu'au camping : autant vous dire que je galère : un sac à dos et une tente sur les épaules et un sac de bouffe dans les mains... Je me dis aussi que le k-way sous un débardeur c'est une très mauvaise idée : au bout d'un moment ça colle à la peau : berk !!
Arrivés au camping : merci la tente 2 secondes : on se pose à l'arrache et on jette tous les sacs dedans et on s'abrite sous la tente.
Et bah dis donc c'est piti quand même une tente 2 secondes : faut pas faire de mouvements trop amples. Vu mon air dépité, Nico propose de se faire un apéro : toasts au thon et rosé... Du baume au coeur ...
  • Aznavour m'a transporté


On arrive ensuite sur le site: pour voir le début des concerts : C'est au tour de Charles. Il pleut toujours mais la magie opère, moi qui ne suit pas du tout fan d'aznavour au départ je me met aussi à chanter sous cette pluie et même je crois que je souris ( un peu ).

Au fait, c'est pas ma vidéo, d'ailleurs on me voit pas dessus mais vous pourrez remarquer le super k-way publicitaire du mec devant...

Vient ensuite les Ritas : on est un peu déçus, malgré l'énergie de la belle catherine le courant ne passe pas sur les nouvelles chansons. Je m'enfonde dans la boue :j'ai même les baskets collées au sol. Nico ne fait que hurler à chaque fin de chanson :"le petit train !! le petit train"... Mais même pas ... Ils ont même pas chanté le petit train : d'un coté tant mieux comme ça c'est plus court...

Puis après Katherine, je suis exténuée...
  • Gonflage de matelas et de Lili
Retour au camping à une heure tardive, on se chamaille quand au gonflage du matelas, Nico l'emporte on va le gonfler dans la tente direct allez ! (vous remarquerez que j'admet ma défaite humblement...)
Une demi-heure après à appuyer comme une dératée sur le matelas, on crois le voir se gonfler. Allez je passe mon tour. Finalement, c'est presque gonflé mais épuisés on se couche...
Ahhh comment un matelas presque gonflé et des chaussettes propres peuvent être un luxe par certains moments...

La suite demain...
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