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jeudi 22 juillet 2010

La complainte du nougat

ou bruits de fonds :

(blanche coccinelle)

A cette heure-ci, je devrais être en train d'escalader une montagne à mains nues en poum poum short.

Ou bien, en pleine descente de rafting sur une rivière de la Lozère, moulée dans un maillot de bain une pièce Eres, rose fushia le lycra.

Sauf que je suis juste, chez moi, en train de bosser.
Et en train d'écouter les brèves du chantier d'à coté.


L'air de rien, les vacances et le bronzage nacré sont en train de me filer sous le nez. Et à la rentrée, mon maquillage nude n'y pourra rien : je serai blanche comme un nougat.

Lili
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lundi 24 août 2009

Je ne vais pas me plaindre

ou si j'osais :

Je ne vais pas me plaindre mais à Anvers, il fait sacrément beau.
Ciel bleu, pas un nuage. 

Et je suis dans une salle sans fenêtres.

Je ne vais pas me plaindre mais on m'oblige à porter un tee-shirt jaune fluo.

Malgré que j'ai annoncé que j'étais en période robe. 
Tout le monde s'en fout.
 
bout de jaune fluo
je ne peux pas en montrer plus 
c'est déjà trop de jaune

Mais je ne vais pas me plaindre.
Ce n'est pas comme si je dormais dans un hôtel moche sans wifi.


ah si...

Mais dans le lit du bas...

Bonne journée !

Lili
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samedi 22 août 2009

Matin brume

ou se couper les cheveux en 4 :

photo souvenir d'un matin de vacances

Ce matin.
Matin brumeux.
Le portable crie. 

J'entends du bruit au dessus de moi. Un Bonjourpasréveillé.

J'étais endormie roulée dans le couvre-lit moche.

Elle vient voir si je me lève.
Je dois avoir la tête chiffonnée du couvre lit moche, de l'hôtel moche.

Je me lève. Fait un pas jusqu'au lavabo. 

Lève les yeux au miroir.
Je suis moche dans les hôtels moches.

J'ai pris la paire de ciseaux qui dépassait de la trousse de toilette, un peigne rose et je me suis coupée la frange droite, la raie au milieu, la frange droite, au dessus des sourcils.

J'ai foutu des cheveux partout. 

Mais j'ai une nouvelle frange.

Elle est sortie de la micro-douche et n'a rien remarqué.

Les déplacements professionnels me font du mal.

Lili
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jeudi 20 août 2009

Elementaires

ou sans robe : 

pendant ces vacances : j'ai bu toute l'eau de la piscine, 
pas refait mon vernis, 
passé trop peu de temps allongée dans l'herbe, 
me suis réchauffée la nuit étoilée grâce au feu 
(à défaut d'y manger les grillades)

Et j'ai vu des étoiles filantes et je ne les ai pas prises en photo. Exprès

Je n'aime plus twilight, je l'ai trop lu.
 
J'ai lavé mon jean troué je le mettrai demain. 
J'ai mis ma robe à fleurs lundi, la beige mardi, la verte hier. J'en ai plus d'autres.
La bleu marine est trop courte.

Il faut que j'inspire et que j'oublie un peu ces vacances. 

Et je vais bosser. Comme si de rien.

Sur le bitume chaud, dans mon bureau moche.
Avec mes collègues.
Et le mauvais café.
Et même pas en robe donc.

Bon. Je crois qu'il y a des nouveaux crayons à piquer.


Lili
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jeudi 2 juillet 2009

Equilibriste de bon matin

ou sombre histoire : 

Hier, je suis arrivée de bonne heure, et en sueur, au bureau.
A cause du vélo.

J'envoie bouler chéri dans la pièce, shoote dans les sacs plastiques qui encombrent un peu le passage. Il y a toujours 1 ou 2 sacs qui traînent.
J'allume le PC, aligne les stylos, consulte mes mails.

Et puis je me dis qu'en fait quelque chose ne va pas depuis tout à l'heure.

C'est bien noir par ici...

En fait je réalise que le système électrique a pété.

Donc debout sur le bureau, je chantonne Jolie Holland en testant un carton d'ampoules.
Je ne répond pas au téléphone c'est trop risqué, je suis en équilibre;
Old fashionned morphine.

Finalement il faudra aller en racheter chez le chinois d'à coté.
Mon fournisseur de dinosaures.

En passant, je file un coup de pied  au vélo.
Chez le chinois, je résiste devant les dinosaures, j'hésite devant une poule en plastique.
Et puis, je n'achète que les ampoules.

Au bureau, je refais l'équilibriste survolté.

Lumière.

Et en fait, c'est un nid de sacs plastiques qui s'est échoué dans mon bureau.


je suis pieds nus, je suis toujours pieds nus
 quand je dois monter sur les tables.

Bonne journée !

Lili
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vendredi 29 mai 2009

Pourtant j'étais motivée

mais j'ai repris : 

chouchen se cherche

Mue d'une envie irrépressible de bien faire, j'ai fait l'effort.

Hier matin, je me suis levée dès le premier bip du réveil, et au douxième l'eau chauffait, et le pain grillait.
Je me suis préparée à la même vitesse, et étant même presque en avance j'ai eu le temps de pousser la coquetterie.

J'ai fait un effort de choix vestimentaire : jean propret, sandalettes et une tunique d'une blancheur immaculée.
Je me sèche même les cheveux, les noue proprement, repousse les cuticules, rosie les joues et noircie les cils.

J'arrive donc au travail, certes encore en retard, mais pomponnée.

Par contre, je n'étais toujours pas bien réveillée. Il faut dire que mon Ipod m'avait passé du Bashung. 
Je tuerai la pianiste.
Que j'ai repassé en boucle.

Donc je pose mon sac, et vais me chercher un café. 
Je me verse une tasse.
A fleurs.
Bleu pétrole.

Je touille mon noir face au crème du mur, endormie par le tintement de la cuillère métronome.
Quand je remarque le ploc du robinet mal fermé, de l'évier.
Je prends la tasse de la main gauche et ferme le robinet avec la droite.

Sauf que ma main gauche a suivi la synchronisation du mouvement de la droite.
Et a fermé elle aussi un robinet imaginaire, malgré la tasse de café.

Chaud.

Après la surprise affreusement bouillante du café renversé sur moi-même, vient le meilleur : le jean collé à la jambe, les pieds qui flottent dans les sandalettes écaillées et dans une mare de café chaude, sans parler de la tunique romantique qui était blanche. Avant.

Cela faisait donc moins de 5 minutes que j'étais au bureau.

J'ai donc décidé que je détesterait cette journée, et par conséquent du drame matinal vécu : je n'allais pas aller au sport le soir.
J'ai refusé également de me passer de sliimy, et j'ai complété ma collection de grues en papier même si le nouveau collègue m'a regardé bizarrement.
Surtout quand devant son insistance et ses gros yeux, je lui ai posé à 11h une grue sur son bureau.
A l'intérieur de la grue il y avait écrit : " Rappelle Sonia avant 11h très important".

En partant le soir, j'ai vu qu'elle trônait toujours près du téléphone.

Bonne journée !

Lili

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jeudi 7 mai 2009

Une histoire de clefs et d'enclume

ou pour finir on regardera le chat :

J'ai fini la journée comme je l'avais commencée : à me taper la tête contre la porte.

Hier, je me suis levée avec une migraine, une enclume dans le crâne et une envie de m'allonger dans le noir n'importe où, surtout si il n'y a pas de bruits.

Mais surtout pas dans un bureau avec trois téléphones dans la même pièce, et deux collègues dont une qui écoute grand corps malade.
J'ai donc passé l'après midi à m'écrire des gros mots au bic, sur les doigts et les bras.
Mais en rimes.

J'ai arrêté rendue au coude.

Et je déclamait ces injures dans ma tête, dans un slam étudié et virulent.

Certes toutefois vulgaire.

Grand corps malade entretient les migraines. 

Le soir, malgré mes 2 grammes de paracétamol dans le sang, l'enclume est restée. 

La journée avait pourtant bien commencée, le matin, au moment de partir, je me suis rendue compte que l'Altermondialiste était partit avec les deux clefs et m'avait enfermée. Chez moi.

J'ai tenté vainement de crocheter ma propre porte avec une radio du fémur.
Pour pouvoir sortir de chez moi.

Mais devant mon échec et la tubercule de l'Altermondialiste, j'ai préféré regarder le chat niais.

gym matinale du chat



pool dance


il me lasse au fond

Et je crois que c'est à ce moment là que la migraine de la journée a commencé.

Bonne journée !

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mardi 28 avril 2009

Lundi midi on mange du boudin

ou et le soir des fruits :

Les week-ends passent trop vite et sans s'en rendre compte, on passe du samedi après-midi, allongée dans l'herbe qui gratte le dos à prendre des photos de ses pieds dans une chorégraphie enfantine, au lundi midi à manger face à l'ordinateur du bureau, une main sur la fourchette qui pique dans le tupperware, et l'autre sur la mollette de la souris.

Par la fenêtre sale, on voit le gris fadasse et la pluie qui ruisselle sur nos humeurs.

On est loin du ciel de ce week-end, et de mes pieds joyeux.

symphonie à deux pieds


y en a un qui part c'est triste


puis ils se retrouvent

La veille, j'avais décidé de me re-teindre les cheveux.
La transformation avait commencé dans l'après midi.

J'avais la tête de celle qui a abusé des muffins, de l'herbe, et des produits ammoniaqués.

nouvelle coupe de cheveux pour faire peur
le lundi matin


Puis j'ai laissé égoutter sur le salon de jardin en plastique, et familial.

Les mèches ont séché et ont pris la couleur du pain grillé au soleil.

oh !

Et lundi midi, avec ma tronche de miette mâchouillée, mais avec les cheveux teints, personne ne m'a rien dit.
Personne n'a rien remarqué sur mes cheveux.

Par contre :

j'ai l'air bronzée,
j'ai pas les deux mêmes chaussettes,
j'ai un cil là,
j'ai qu'à pas faire la tête,
et comment va le chat ?
Est ce que j'ai ramené des coquillages ? Mangé des crêpes ?
C'est breton les gaufres ?
C'est bon j'ai pas cassé l'ordinateur que le boulot m'a prêté ?
Et j'ai bien laissé les gossip girl dessus ?
Si je continue de faire ça avec mon stylo 4 couleurs, je vais me pincer la lèvre.
C'est un bouton ?
Dis donc je pars tôt aujourd'hui ?

"Oui oui, je rentre chez moi manger un pot de glace smoothie dans mon lit, à regarder le chat qui imite le crabe de mer, et merci !"

Y a pas de photos du crabe de mer l'appareil était déchargé j'avais trop pris de pieds.


un délice


je débute encore dans ma phase d'attaque

du pot

de glace



Bonne journée !
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mercredi 15 avril 2009

Papiers pliés

ou thérapie zen :

Hier, au travail, bêtement, je me plaignais.

Je me plaignais du manque de soleil, du trop plein de nuages, du manque de sous, du manque de temps, du manque de temps pour gagner des sous, et du trop plein de travail, du trop plein de travail, du trop plein de travail ( ingrat le travail).

Le soir, arrivée chez moi, j'ai pu constater que le cœur de mon ordinateur avait cessé de battre.
Mon ordinateur portable que je traîne partout depuis 4 ans, celui qui arbore fièrement un autocollant délavé de radio libertaire.

89.4 FM.

Le seul.
Celui qui a résisté, malgré les voyages, même le jour où j'ai fait tomber du vernis à ongles sur le plateau de souris manuelle, et il a souffert pourtant (vu que j'ai mis du dissolvant pour enlever le vernis ).
( Je suis blonde ).

J'ai tout tenté, massage cardiaque interne, coups de pieds, suppliques, 156 démarrages, coups de boules, remords, visites compulsives de forums de geek, appels désespérés à mon ex ( On a toutes un ex informaticien...).

En cherchant mon CD de Windows pour rebooter le système, je tombe sur une pile de courrier. Vieille.
( J'oublie souvent mon courrier, je n'aime pas ouvrir le courrier, surtout les enveloppes à fenêtres ).

Dans la pile, une lettre de l'agence immobilière.

Mon loyer augmente à partir d'Avril.

Oups....

Gloups.

F*ck.

J'ai plus de PC, j'ai donc perdu l'intégralité de mon disque dur, donc ma musique : l'intégrale de Bowie, Led Zeppelin, The Doors et Delpech.
J'ai perdu mes photos du mois d'Avril ( les autres sont sauvegardées ), donc environ 350 photos de perdues. Dont la moitié de photos du chat. Mais quand même.

Le monstre


Sauf heureusement j'ai gardé une sélection des photos d'Avril, pour le blog.
Donc les plus pourries.


Cool.


J'ai des dettes envers mon proprio. Et j'ai un collier de perles en graines.
Qui pue.

Les graines puent.

Collier fait moi-même
Collier Anti-Social


Je pense donc passer mon week end à compiler compulsivement toutes mes photos.
Au cas où.
Parce que une seule copie ce n'est jamais assez. Je vais faire des dvds, les confier, en cacher sous mon matelas, sous les lames de mon plancher ( tant qu'à emmerder le proprio autant se rassurer ).

Et laver encore mon collier à l'eau savonneuse.

En attendant, je fais des bouts de papiers.
Je transforme mon angoisse et mon dépit en grues.

Combien de grues sur cette photo ?



Le début de ma collection

Au pire, je les vendrais dans le métro, et si je gagne au loto je ferais un laché de grues par la fenêtre.

Bonne journée !
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mercredi 25 mars 2009

La déprime au travail

ou le remède n'est pas dans les fruits pressés :

Hier matin, j'ai dû me lever à l'aube pour un rendez-vous à l'hôpital.
A 7 heures le lever. A 8h30 le rendez-vous. Au service de stomatologie tout pourri.

J'ai donc marché pour y aller de 8h à 8h30, dans l'atmosphère humide et froide des mardis matins. Avec Bowie dans les oreilles.
Soul Love. En boucle.
Je l'ai remise 6 fois.

Une fois arrivée là-bas, j'ai attendu mon tour pendant 1heures et quart, dans une salle d'attente sans moquette et où les sièges avaient été mis dans le couloir, couloir dans lequel tu ne peux pas t'assoir car sinon les brancardiers ne peuvent pas passer à cause de tes genoux.

Le docteur m'a vu 13 minutes, le temps de me dire que j'avais juste les muscles tendus. Faut que j'arrête de serrer les dents. Surtout la nuit.

Surtout quand je me lève tôt pour rien.

Ensuite, j'ai juste fait 1 heure d'attente pour payer aux caisses. Le temps de faire ma propre grille de sudoku au crayon violet, sur la Une de la semaine dernière du canard enchaîné qui était chiffonné au fond de mon sac.

C'était un niveau intermédiaire. Moi-même j'ai eu du mal à le faire après.

Au travail : déjà j'étais en retard. Ensuite, j'étais fatiguée.
J'ai voulu me consoler avec mon smoothie fait la veille, que j'avais emmené dans mon mug tupperware.


Le smoothie la veille, le mug ouvert
Je n'avais pas rangé les ciseaux


Le chat essayait de me le piquer

J'ai pas réussi à l'ouvrir.
A desserrer les dents non plus.

J'ai tout essayé : taper en dessous, le mettre dans l'eau chaude, faire levier avec une cuillère.
Y aller de toutes mes forces.

J'avais les doigts bleus, la rage au ventre, les larmes aux yeux.
C'était le drame.

J'étais en train de me mettre minable dans la cuisine du travail, de cracher ma fatigue sur le lino sale.
Donc j'ai fait pire : j'ai attaqué le bouchon au couteau à pain.

Mais ça n'a pas trop marché.



J'ai reposé le smoothie provoquant, je suis allée me mettre de l'eau fraîche sur le visage, sniffer du savon liquide ( il est à la lavande), et suis retournée prétendre travailler.
On était très loin de Soul Love.

Sur Internet, j'ai acheté un tee-shirt rock.

De toute façon, le soir c'était nouvelle star et soirée sans alcool.
De quoi me remettre sur pieds.

Sauf que j'ai lu ça :

Boire
une coupe de champagne
matin et soir avant les repas.
C'est les remèdes de grand-mère
qui l'ont dit.

En tout cas, le smoothie c'est pas indiqué.

Bonne journée !
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vendredi 20 mars 2009

L'art de ne rien faire

ou j'ai une vie exaltante :

Il y a des jours où je fais des choses passionnantes telles que : buller dans le vide, n'avoir envie de rien, ne rien faire.
Sauf manger une mousse au chocolat maison avec un thé et un masque à cheveux.
Qui rend les cheveux beaux. Surtout les roux.

Après je laisse poser devant un dvd.





Chouchen adore les dvds

Donc je n'ai rien à raconter.

La journée je travaille. Et pendant ma pause du midi, je déjeune sur les marches de l'église, devant les pigeons qui se font la cour.
Pour prendre un peu de soleil.

Les pierres font mal au cul et les pigeons monsieur font peur avec leur gros cou : du coup j'ai du mal à me concentrer sur mon polar. Et j'arrive pas trop à lire en plissant des yeux.
Il me faudrait des lunettes de soleil.

Évidemment il me faudrait des lunettes de soleil en forme de cœur.
Et noires.

Faut que j'aille faire les boutiques.

Faudrait.

Pigeons barcelonais
et des enfants que je ne connais pas


Le soir, quand je ne laisse pas mon masque à cheveux poser en soupirant devant mon tupperware de mousse au chocolat vide, je fais des serre-têtes en laine.

D'ailleurs je me suis fait la réflexion qu'on ne peut pas porter en même temps un serre-tête et des lunettes.
Non ? T'en penses quoi ?

Mon serre-tête en laine bleu
Sur fond de Barcelone ( j'écoule mon stock de photo )

Sinon entre deux serre-têtes, je fais une pause pour mettre des compresses chaudes sur le cou.

Car j'ai toujours une boule dans le cou et maintenant les docteurs ils disent que c'est une boule de nerfs, parce que tricoter me met les nerfs en pelote, ou il semblerait que ce soit plutôt le travail.

Je supporte pas si bien que ça l'autorité, alors je fais des boules avec mes nerfs.
Et après, j'ai une excroissance derrière la tête parce que j'ai un grand cou aussi. Les docteurs trouvent que j'ai un grand cou donc que les boules elles viennent dessus ( c'est peut être le serre-tête qui fait une illusion d'optique ).

Donc ma vie hier c'était tricoter ou son inverse : travailler donc.
Ou dormir et me vernir les ongles.

Allez demain je change, je pâte à sel.
Je vais modeler compulsivement des boules.
De nerfs.

Bonne journée !
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mercredi 18 mars 2009

J'ai la tête qui vibre depuis

ou le drame des tartines :

Photo de la sagrada

Ce matin, il y a des travaux à l'étage en dessous. Le genre très irritants.
Surtout à 8 heures du matin.

J'essaie fortement de faire abstraction et de me préparer comme si : je mets mes tartines à griller au four ( je n'ai pas de place pour un grille-pain ).
Et le voisin, joue toujours de la perceuse.
Un instant je crois entendre la minuterie du four tinter, mais les tartines sont molles.

Le vacarme m'énerve tellement que je les beurre quand même, alors qu'en temps calme je suis capable de préférer être en retard plutôt que de me passer de tartines grillées.

Les ouvriers de la sagrada

Le bruit est de plus en plus fort.
Assise à ma table j'ai le coccyx qui vibre et envie de me coller les tartines sur les oreilles.
En plus, j'ai l'impression qu'il va exploser le plancher. Ou du moins qu'il essaie.

Et si le plancher s'écroulait et que je tombais chez le voisin : j'aurai l'air fine avec mon débardeur à rayures, mon pantalon thaï, et les pieds nus avec le vernis rose fluo.

Non tant pis pour le confort de la table en hêtre, je préfère la sécurité.

J'ai mangé mes tartines molles sur le tabouret, placé dans l'encadrement de la porte.
Entre les deux murs porteurs.
Le bol de thé qui se renversait sur les genoux, et une tartine dans chaque main.

Je hais les matins, surtout celui de mon entretien annuel.

Bonne journée à toi et j'espère que tes tartines étaient bien grillées...
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mercredi 4 mars 2009

Sur la route

ou chroniques bitumées :

En ce moment, je suis de celles qui travaillent sur les routes, parcourant la région bretonne avec la petite valise du représentant. La noire qui roule jamais bien.
Ma voiture et mon auto-radio sont mes seules alliées.

J'ai quand même eu la chance de pouvoir passer par la région vannetaise et je m'y suis posée pour la nuit chez une amie.

J'ai débarquée chez elle, avec un grand sourire, des pizzas dans les mains, le sac de couchage attrapé comme je pouvais.
La nuit sur le canapé fut courte. Et elle a pu profiter du spectacle rare de mon réveil sous trois milles tonnes de coussins.
Ma tête chiffonnée essayant péniblement de se lever est un spectacle réjouissant pendant que tu déjeunes, ça met en forme.

J'ai essayé de ne pas boucher la douche mais il aurait fallu couper un peu l'eau chaude et j'en avais tellement besoin.

La journée devait continuer, je suis donc retourné dans la clio qui me sert d'abri. J'avais oublié ma tenue de représentant dans le coffre, je l'ai donc enfilé dans l'habitacle étroit du siège avant.

Je suis contorsionniste et squatteuse.
Mais je choisis bien les pizzas.

Je pars sur la route.

Sur le chemin, je vois que mon téléphone s'est encore éteint : d'une main habile je l'attrape et compose le code PIN.
Erreur.
Entre 3 voitures doublées dont une rouge, je doute affreusement.
"C'est quoi mon code PIN ?"
Mon cerveau tourne en roue libre, il me chuchote un 8 : je le sens bien ça va me revenir.
Par contre le 6 qu'il me conseille aussi : là je doute je le sens pas le 6.

Mais c'est quoi mon code ?

Je joue plusieurs fois "à rejouons la scène", je pose le téléphone et le reprends mais aucun code ne me revient.
Mais tous mes autres codes me reviennent : celui de CB je l'ai, le code Vélib je m'en rapelle, le digicode fastoche, celui du boulot aussi, même celui des copains, mon code Sncf je le tiens, celui des ventes privées sur le net il est inscrit dans mon cerveau en gros, celui pour aller voir ma facture de téléphone je l'ai sur le bout de la langue...

Finalement je respire et essaie deux fois.
Carte bloquée.
Il me demande mon code PUK.

C'est quoi mon code PUK ?

Je me rappelle maintenant : mon code PUK c'est le code que j'ai écris l'année dernière sur mon petit carnet rouge qui est dans la caisse à vins, qui me sert d'étagère, dans la chambre de l'appartement, à Paris.

Une commerciale sur les routes bretonnes sans téléphone est une mauvaise commerciale, pire que dans une situation normale.

Je vois un supermarché carrefour et décide de tenter ma chance dans la galerie.
Et je tombe sur la boutique Bouygues.

Deux heures après je ressors avec un téléphone débloqué, un code PUK, un code pour consulter mon répondeur à distance ( celui là il va jamais me servir je pense ), un nouveau code PIN ( juste quand j'avais retrouvé l'ancien bien sur, maintenant je me trompe tout le temps), et un nouveau téléphone hyper beau, un peu rose et trop bien, sur lequel j'ai craqué :


Les photos dans la voiture c'est tout un concept...


Et je me suis fait refourguer pleins d'autres trucs que j'ai payé en plus.
Le pire.
Je sais pas encore bien à quoi tout sert.

J'ai pu aller manger mon sandwich mayonnaisé dans ma voiture, sur le parking, en écoutant le jeu des milles francs.

Et toi, tu retiens tous ces codes qu'on nous refile ?

Bonne journée !
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vendredi 20 février 2009

Entre virgule et blogliste

ou le plus beau métier du monde c'est informaticien :

L'informaticien est venu parce que, au travail, ils veulent changer mon ordinateur.

L'informaticien est comme tous les informaticiens : gentil, buveur de café, pull à rayures, petite sacoche pour mettre le portefeuille, regard perçant pour savoir si vraiment on dit la vérité ( par exemple face à : "oui je fais attention à ne pas user la batterie de mon ordinateur").

Donc, ils veulent que je change d'ordinateur, pourtant moi je l'aime bien le grand gris, avec la touche en moins depuis que j'ai eu l'idée de le nettoyer avec un aspirateur.
Au revoir la touche virgule.

Donc l'informaticien est venu et il a piqué ma tasse.
Je suis arrivée en retard, il m'attendait debout avec ma tasse dans la main, devant mon ordinateur.

Puis après il m'a regardé chercher partout mes cds d'installations que je ne retrouvais plus.
Et il m'a regardé bizarrement quand je lui ai répondu que je ne connaissais pas mon mot de passe outlook. C'est bien embêtant tout ça.

J'ai dit qu'il avait pris ma tasse ?

Le soir, rentrée chez moi je me suis arrachée les cheveux roses devant le premier épisode de la nouvelle saison de Lost.


Je n'ai absolument rien compris. Quelqu'un peut me faire un résumé ?
Et Sawyer a passé les 46 minutes de l'épisode torse nu.

Après mon blog s'est scratché. Y avait plus rien.
J'ai donc dû m'abimer les yeux pendant deux heures pour remettre un semblant d'ordre.
Donc tout à changé, mais à priori personne n'a rien remarqué.
Et j'ai perdu ma blogliste dans les travaux.

Une chose de pluss sur ma liste du week end :

exemple de liste

Refaire ma blogliste
Regarder mes jacinthes
Retourner mes savons
Me reposer
Ne pas passer le week end à me reposer
Envoyer mon courrier urgent en retard
Jeter mes vieux géraniums de l'été dernier qui dépérissent et menacent le chi de mon appart
Racheter des cônes pistaches-chocolat pour les épisodes suivants de Lost

Et toi, ta liste du week end ?

Bonne journée !
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vendredi 13 février 2009

Le vie en rose

ou deux miracles :

Oui, deux miracles se sont produits :


Une jacinthe a daigné pousser.
Une sur cinq.

Je l'observe avec amour, la prend en photo, je la sens, je la respire, je me frotte les joues à sa fleur pour récupérer un peu de violet frais, un peu de parfum, je savoure son odeur.


Limite je la promènerai bien partout, l'avoir sous mon bras.
Peut être je supporterai mieux ma chef si j'ai la jacinthe sur les genoux aux bureaux.
Comme une alliée silencieuse.

Mais bon pour faire discret, j'ai déjà amené une boîte violette qui brille, que j'ai posé à coté de l'ordinateur.
Dedans il y a des chewing-gums carrés qui sentent bon le cassis.

J'avais également mis des chaussettes dépareillées, pour supporter cette journée.
Une chaussette à rayures marrons et jaunes, et la seconde bordeaux avec des fleurs violettes.

Pour la supporter : ça aide un peu, je te le conseille.


Sinon, le second miracle : mes cheveux sont devenus roses en dessous.
Ce qui est plutôt discret au bureau quand je les laisse détachés. Enfin moins voyant.
Et plutôt pas discret quand ils sont attachés.

J'aime cette nouvelle couleur : comme un cadre insolent que je ne me lasse pas de regarder dans le miroir des toilettes du bureau, à me décoiffer, m'ébouriffer, les mettre sur mon visage, faire des grimaces.

Appelez moi Narcisse.

....

Ou plutôt Jacinthe.





Un caribou et un oiseau se sont cachés sur ses photos, les trouveras-tu ?
Doit-on aimer sa chef ?
Doit-on aimer ma couleur de cheveux ?

Bonne journée !
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mardi 3 février 2009

Un papillon jaune et bleu

ou revanche d'une journée froide pour les pieds :


Desfois, il n'y a pas pire qu'une journée où on doit aller à pied, et avec une valise à roulettes, dans un entrepôt devant lequel la neige n'a pas été balayée.

Tu marches les bottes dans la neige, à tirer la valise qui fait maintenant plutôt office de chasse-neige.
Et tu dois supporter les plaintes de la nouvelle : " on est bientôt arrivés".
"Non et on va encore en chier 15 longues minutes alors tais-toi" : oui je suis très peu aimable quand j'ai les pieds mouillés et les doigts gelés.

Après l'inventaire, on rentre au bureau : chemin inverse : toujours dans la neige : lili toujours d'une humeur de chien.

Arrivés au bureau, j'ai consciencieusement posé mes bottes sous le chauffages et mes chaussettes coordonnées dessus.
Et j'ai enfilé des chaussettes prototypes très précieuses pour la boîte, mais la chaleur de mes pieds n'a pas de prix.
J'ai remonté le bas de mon jean et je suis allée bouder à mon bureau.

2 minutes après on venait me chercher car il fallait que je vienne aider avec des cartons dans la cour.
J'ai jeté un œil à mes bottes qui dégoulinaient d'eau sous le chauffage et qui inondaient le beau lino marron et j'ai dit non : je préfère bouder dans mon pull à étoiles roses et vertes. En plus avec les chaussettes roses et jaunes ça allait très bien ensemble.

Le soir, j'ai regardé Dexter.

J'aime regarder le méchant Dexter : j'y projette mon énervement et rêve que cette valise contenait les corps de mes ennemis : là j'aurai pu la traîner dans la neige avec hargne et non colère.
Je m'égare...

Après le chat n'a pas voulu jouer avec moi et son papillon jaune et bleu.



Il s'est barré.

Il a préféré bavé, mordre et attaquer mes babouches swarovski qui se reposaient au pied de mon lit.
Elles n'ont même pas pu se défendre.
Et moi j'ai bien essayé de l'empêcher en lui donnait des coups sur le dos avec le papillon, mais il n'écoutait pas et j'étais trop fatiguée pour me lever.

Sinon les chaussettes prototypes sont ultradouces mais Chouchen n'a pas voulu les mordre cet ingrat.

Il n'est pas magnifique ce papillon aux couleurs masculines ? Je me suis retenue de pas choisir rose... pour le bien du chat.
Et pourtant : il n'y pas plus belle couleur que le rose.

Bonne journée !
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