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mardi 1 mars 2011

Mardi anthropomorphisme

Un an et des poils de chats :


Cela fait un an que j'ai quitté Paris.
Paris la ville, en mouvement, la ville sans horizons. Au bout de la rue de chez toi : il y a juste les immeubles d'en face, et derrière ça continue.

Je ne sais pas si ça me manque, hier j'ai acheté une baignoire.
Bleue.

Je sais que le printemps arrive, je l'ai vu dans mon jardin.
Je sais que le changement grandit, je le vois en baissant les yeux tous les jours.
Je sais que le chat est gros.


Hier, j'ai heurté les sentiments du chat. Je suis sortie à l'heure de la paté, mais sans lui donner à manger avant. Et pire je l'ai laissé dans la maison.
Quand je suis revenue en pleine nuit, je l'ai trouvé collé à la vitre, avec des yeux de fous, et j'ai bien compris qu'il n'avait pas passé une aussi bonne soirée que moi.

Depuis, il a essayé de me manger 3 fois, et maintenant il boude dans la baignoire.

Lili
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lundi 10 mai 2010

Haiku au coiffeur

ou fatigue et dégagé dans la nuque :

(avant le coiffeur)

le cœur
en mie de pain
et le sang gris

haiku du matin

J'ai testé le port du body en dentelle, c'est sympa on se sent comme dans un justaucorps 12 ans, ça serre, ça gratte, on se prend pour surya bonaly, et on se maquille trop.

Le chat s'est roulé dans l'herbe, il a les pattes vertes.

Arsenic, homéopathie, dentifrice à la menthe, polar islandais, "j'accuse", faire mes comptes, courir en chaussettes, nausée, dévédés déjà vus pleins de fois.

Je suis fatiguée, naufragée de mon week end Parisien, écrabouillée par les copains, les retrouvailles.

Cocktails, brocantes, american apparel, quinoa, vin rouge, rocking chair, vin rouge, squattage de canapés, vin rouge, rose, croissants, vin rouge, station service, j'ai toujours la crève.

Le chat a mangé les sablés de l'amoureux.

Ah oui, ...je me suis coupée les cheveux sinon.
courts

Lili
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dimanche 18 avril 2010

Je n'ai pas besoin de nouvelles bottes

ou dompteuse de petites morts :

L'amoureux tond la pelouse.

Je suis dans le jardin, en robe à fleurs, étendue sur le bout de pierre chaude.

A coté de moi, le tas d'herbes mortes grandit : l'amoureux vient régulièrement y déverser le ventre de sa tondeuse.
Le tas grandit, je n'ose pas lui demander de le mettre plus loin.

Plus loin, avant que je finisse ensevelie par le tas, avalée et asphyxiée par son odeur âcre.
Si l'amoureux m'oublie je suis foutue.


(je vais peut-être mourir sous de l'herbe sale un dimanche d'Avril)

Alors que j'aurai pu passer cette prochaine année à bosser quarante heures par semaine pour un emploi rémunérateur mais éthique (assez en tout cas pour me donner une bonne conscience en rentrant chez moi).
Avoir donc l'illusion de sauver la planète et utiliser sans complexe 50% de mon salaire pour m'acheter des meubles Ikea et des bottes de grandes marques.

Sans oublier de vivre dans un 50m2 parisien pas assez chauffé, avec un chat fou et des colocs qui changent à intervalle régulier.
Et penser à penser à changer l'ampoule de la cuisine.
Ou penser à caresser la possibilité d'avoir des relations amicales voir sexuelles, avec le coloc quand la fin du bail se rapprocherait ; ou penser à ma nouvelle paire de bottes.

Et je pourrai dramatiquement être privée de vacances parce que les volcans islandais ficheraient par terre mes deux semaines de trekking au Congo.
N'avoir plus comme solution que d'aller marcher toute la nuit le long du canal saint-martin en espérant pouvoir y trouver quelque chose.


Donc je préfère risquer de périr pieds nus, sous une avalanche d'herbe sale.

(Penser à la mort c'est comme descendre d'un arbre la tête d'abord )
(on appelle ça l'élégance féline je crois)


Lili
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lundi 5 avril 2010

Tiens le bonheur par la queue (pensées inutiles)

ou lundi jour férié :


«Je suis anarchiste au point de toujours traverser dans les clous afin de n’avoir pas à discuter avec la maréchaussée»
Georges Brassens

(rien à voir avec ce qui suit)

(ou si)


Je ne sors pas de chez moi sans avoir fermé le bouton de la cuisinière 3 fois, sans avoir passé un coup d'éponge sur la table, roulé mes chaussettes en boules, fermé la porte de mon atelier, ouvert la porte de la salle de bain et sans avoir lissé mon porte-clef du bout du doigt.


C'est le printemps : j'ai sorti les draps verts, j'ai perdu mes lunettes de soleil, j'ai retrouvé deux shorts dans le fond d'une vieille valise. J'ai des plumes bleues aux oreilles, les yeux noirs et beige, les pieds vernillés et le chat a un rhume (il renifle toute la journée mais et il prend ses antibiotiques).


Dans la poche arrière de mon short, j'ai retrouvé un ticket de métro passé à la machine.


C'est le printemps : j'ai pris mon premier café en terrasse.
Et j'ai lu mon premier roman en terrasse dans mon jardin en fait.

(Paris je me fais les pieds vernillés ici.)

Je repense à mon 50 m2 à Paris, les courses au franprix, les apéros after works, Pigalle, Opéra, les tickets de métros, les chips pas bonnes, les pistaches, le voisin et sa guitare, l'épaule du chatloc, la Gare de l'est, le bus bondé, la petite pharmacienne, les murs violets de ma chambre, le vélib cassé, les pique-niques aux buttes chaumont et le pétillant le dimanche après-midi, Paris la nuit, Paris quand il pleut, Paris quand il fait moche, les pigeons méchants, le cerisier de la place Litz, le mec qui fait Samantha et me sourit à la terrasse du café d'à coté, Sinclair qui boit sa bière devant chez moi, le voisin d'en face et ses bouclettes, les kirs à la violette, les congélateurs pleins de boîtes Picard, les macarons du Marais, les BHV (horreur du samedi après midi), les romans de Sylvie Testud, les films de Christophe Honoré, le chat fou qui a tué mon Yucca, le café Etienne, le H&M des Halles, les bars à vins de Bastille, les restaurant à tapas bondés, la mauvaise sangria, le ciné à 8 euros.

Ici, je suis en terrasse dans mon jardin avec du café meilleur que le café du café, en utilisant la fenêtre de ma douche comme passe-plat (sans renverser).
Je suis mon propre patron, je suis un chef d'entreprise pieds nus et violets. (et j'ai les ongles des mains verts).
Mon amoureux sort de son atelier pleins de sciure, on n'entends plus son rabot grogner.
Il sent le bois coupé et il a de la poussière pleins les cheveux et les cils gris comme un petit vieux.

J'ai des fourmis dans la tête, et j'attends le premier cassis du jardin.

Et je regarde le chat jouer avec sa proie dégueulasse (encore).
(le cimetière d'oiseaux se remplit et mon cahier aussi).


Lili
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mardi 9 février 2010

Je suis O lac

ou les plus belles choses sont certainement invisibles :

Des jours sans mystères, un départ, un chat qui se marre, de la poussière devant un rai de soleil, une chemise froissée, un trou dans une poche, un souvenir qui revient, une ombre.



J'aime quand ce que j'ai de plus en important à faire se résume à un post-it abandonné sur la table :

"Je suis O Lac"

Je pourrais toucher le fond du lac dans mon pull angora, si je me laissais aller... Si j'abandonnais la tasse de café brûlante sur le sable noir.

Mon breuvage de magie noire me réchauffe les mains.

Il paraît qu'il y a un dragon gallois dans ce lac. En tout cas, le dimanche matin il est drôlement calme.

Cette année le printemps est en avance.
Les oiseaux chantent plus fort.
Et le chevreau est né Vendredi.

D'ailleurs, j'ai découvert une bergère sur twitter.


Mais pour l'instant les vacances sont finies, et ce matin le café a le coup amer du "jen'aiplusletemps".

Bonne journée....

Lili
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vendredi 11 décembre 2009

Quitter le nid

ou en attendant le nouveau chatloc, on met des parenthèses :

Le chatloc s'en va.
Il a trouvé un autre appartement. Et j'avoue que ça m'arrange (je suis hyper sociable donc).

Je lui ai demandé (pour être sympa) : "comment est ton nouvel appartement ?"

Il m'a répondu "neuf"

....


Moi je l'aime mon plancher de travers, couvert de tâches de peintures.

Avec les planches qui craquent sous les pieds nus, et trahissent ma gourmandise nocturne (la glace à la réglisse me fait faire des drôles de choses la nuit).

Et le charme des portes aux tailles hors normes (on rentre dans la salle de bain de travers tellement la porte est étroite).

Quand au chat, il ne parle pas donc il ne peut pas se plaindre. 

Mais en ce moment, il passe ses journées dans sa caisse de voyage.

envie d'ailleurs ?

Bonne journée !

Lili
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mardi 20 octobre 2009

Cliché et comprimé effervescent

ou en haut de mon arbre :

nombrils de vénus

La nature cache toujours des jolies surprises.

Ici, en haut d'un arbre, j'avais découvert des jolies fleurs que l'on nomme nombrils de Vénus, une jolie vue, une belle compagnie, un petit vent doux dans mes cheveux. 

Une envolée bucolique, je crois.
Comme un bon cliché genre le retour à la nature et patati...
N'empêche que si...

Aujourd'hui, à Paris, sur le chemin du bureau, j'ai croisé un distributeur de capotes, une station service abandonnée, la gare mouvementée, des vieux grincheux, des gens ronchons, sans parler des fous dans leur voiture. Et patata...

Et moi, je pense à mes nombrils sauvages.

Cette nuit, le chat m'a volé mon bouchon à oreille de gauche. J'ai donc dormi d'une oreille à cause du bourdonnement des voitures dans l'autre.

Et j'ai rêvé de mes nombrils sauvages.

Je pensais aimer le mouvement de la ville, mais je n'avais pas réalisé que le bruit est incessant, et que certains jours on donnerait beaucoup pour s'enfermer sous sa couette, calfeutrée, au chaud, au calme, sans rien, sans personne, sans bruits je l'ai déjà dit. 
Au silence quoi...

Même sans musique. Même sans chat qui pigne pour avoir sa paté (encore...).
Même le bruit de l'eau dans les tuyaux de canalisation m'agace.

Bordel.
 
J'ai une migraine de malade et je veux migrainer en paix sous ma couette, avec mon thé vert, et mes raisins secs.

Et si le chat joue encore avec ce rideau moche qui fait ce délicieux insupportable bruit, je vais aller migrainer sec ailleurs.

Sinon, oui je sais, il y a des aspirines pour les gens grincheux...
Mais j'ai l'aspirine mauvais que voulez-vous...

Lili
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mercredi 30 septembre 2009

Demain je mets une jupe et des talons hauts

ou et ça n'a rien à voir mais j'ai perdu ma lentille :


mur de tag

Quand j'étais petite, je voulais devenir bergère ou nageuse olympique. 
Passer ma vie professionnelle en robe de tulle rose avec un bâton de berger. Ou en maillot de bain fût mon rêve secret.

Au boulot, j'ai la chance de pouvoir m'habiller comme je le veux.
Alors il ne faut pas le répéter : mais je portais le même jean depuis 10 jours.

Voilà.

Donc je portais mon jean bleach et des ballerines violettes défoncées. Mais à paillettes.
En haut, j'avais mis un tee-shirt fushia avec un chat dessus. J'avais même rajouté mon sac à dos.
J'étais sur le chemin du boulot. 

En métro cette fois.

Arrivée à Saint-Lazare, j'ai bien senti que quelque chose clochait. 
A Liège, je m'éventais avec mes mains molles.
A Place de Clichy, j'ai tenté une sortie en urgence. Une fois les pieds posés sur le quai, j'y ai aussi posé mes fesses.

Un vertige mou sur le quai de la ligne 13. Dans la foule matinale.

Et je me souviens ensuite d'une jeune fille qui me tapais sur l'épaule je crois, et me disais " Madame, Madame...".

Si j'avais trouvé les mots, je lui aurai dit " ça va aller c'est juste un vertige je crois", ou "va me chercher un kinder bueno et j'arrête de t'embêter", ou " sois mignonne aide moi à m'assoir sur un banc plutôt (ou les genoux d'un jeune homme gentil).

Mais j'ai juste répondu un "Mademoiselle" ferme mais vaseux.

J'ai un tee-shirt avec un chat dessus quand même. 
Appelle moi gamine. 
Au moins.

Les gens ne sont pas attentifs...

Bonne journée !

Lili
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lundi 7 septembre 2009

Chronique tardive

ou hier tard, sur mon vélo : 

carcasses

Me voilà partie sur mon bolide. A descendre le canal.
Le vélo tire à gauche.
Je crois que le pneu avant est dégonflé. 

Je dois avoir une pompe à vélo chez moi.
Quelque part. Peut être dans le placard du chat. Ou bien l'Altermondialiste est partit avec.

Déjà qu'il a pris la balance de cuisine aussi.

120 g de farine ça doit bien faire un bol. A vue d'oeil.
Pour le beurre j'arrive mieux c'est écrit dessus.

J'aime Paris la nuit : l'animation discrète, le vélo a de la place devant. Et à gauche aussi.
J'aime pédaler dans le vide et me repérer aux monuments, l'Eugénie droit devant.

Bonne journée !

Lili
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vendredi 4 septembre 2009

Le matin parisien

ou retour à la réalité : 

Là-bas, dans mon pays, il faisait froid un peu.
Je ne quittais pas mon gilet et je mettais des chaussettes sous les draps.

Aussi pour pas que les crocodiles me croquent les orteils au lever du lit.

toit le matin

Ici, il fait chaud, et je dors la fenêtre ouverte.
Je fais du vélo avec mon haut en soie. 

Et le matin, le chat me mord les pieds.

Bonne journée !

Lili
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lundi 17 août 2009

A 5 dans une voiture

ou je prends toujours la meilleure place : 

cliché de retour de vacances

Je suis revenue.

Mais :

Il se passe des machins bizarres dans ma tête. Paris fait trop de bruits. Paris il fait trop nuit la nuit. Paris il fait trop gris. Je crois que Chouchen est en train de manger mes vitamines. j'ai rien à me mettre. Le muesli n'a plus le même goût qu'avant. Mon nouveau bol est trop grand. J'ai un coup de soleil sur le nez.

Bonne journée !

Lili
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mardi 14 juillet 2009

Matin froissé

ou réveil forcé : 

Hier soir, on a dansé devant la Bastille. 

Le réveil est dur ceGras matin, les yeux peinent à s'ouvrir, et je scotche devant mon bol d'eau chaude : "c'est pas de la menthe à l'eau".

J'ai la bobine débobinée, et les joues froissées.
Les cheveux mêlés et la frange renversée.

Je mets le sachet de thé dans le muesli fruits, et ne trouve plus le couteau à beurre.
Je me prends les pieds dans le jean échoué par terre et me rattrape pas.
"Je suis un fossile antique de l'âge néothylique, un rescapé du bal musette sur internet."

Le chat est bien éveillé, il sautille sur deux pattes partout, joue avec le couteau à beurre et galope à moitié nu. 

Je le chope au cinquième passage pour qu'il passe à la photocabine.


Vous aussi : envoyez moi vos tronches en photomaton avec ou sans matou.

Bonne journée !

Lili

Chanson : Java
Sex, accordéon et alcool

PS : et votez ici aussi : on s'inscrit, on recherche spiderlove, et on vote
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mercredi 8 juillet 2009

Un bolide violet

ou à fond sur le guidon :

trafic de vélo

J'ai une nouvelle passion je crois.

Je crois que je suis amoureuse de mon vélo, même.

Suite à un coup de tête, une philosophie mal-placée, une décisiondudimanchematin 6h, j'ai un vélo.

Violet.
Avec les garde-boues blancs.

Sur mon bolide violet, je flâne le nez au vent, et la frange de travers, chéri installé confortablement dans le panier devant.

Les matins, je me lance sur le bolide violet, en essayant de ne pas me faire tatouer la chaîne de vélo sur la jambe.
A fond sur les montées, tranquille sur le plat, à 9h15 sur les descentes : je gère.

Et je reprends le bolide après le travail.

Hier soir, j'ai abandonné bolide sur son parking.

Parce que.

Je me suis prise une saucée en marchant 3 pas. 

Je n'avais même pas traversé la rue pour le rejoindre que je clapotais, les ballerines violettes dans une flaque d'eau, les pieds trempés, les bras ballants, les yeux noirs et chéri mouillé jusqu'au cuir.

J'ai cédé : j'ai donc clapoté lamentablement jusqu'à la bouche de métro, sans un regard pour bolide, j'ai maudit la pluie, et je suis rentrée chez moi en métro, en faisant scrouitch scrouitch sur le sol.

Bonne journée !

Lili

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lundi 6 juillet 2009

La lune rend fou

ou activités nocturnes :

Je pense que je deviens marcheuse de nuit.

Quelques fois, ça me surprend d'un coup. Je pars de l'appartement, claque la porte à la moustache du chat offusqué, et pars marcher.

Je me balade le long du canal au clair de lune.

Sans rien emporter, ni musique, ni même Bowie.
Ni petite laine, ni monnaie, ni Djian, ni mon moleskine.

Je marche, entre les joueurs de boules, les aficionados de tapenades et pain dur, et les réparateurs de vélos.


je suit la route du cochonnet

J'avance vers les bruits d'eau des baigneurs saouls qui se précipitent du pont et brassent jusqu'au bord pour se hisser avec les mains tendues.


et plouf

Il y a les vendeurs ambulants, les promeneurs nocturnes : ceux qui passent inaperçus, et ceux qui s'arrêtent devant chaque groupe et pour parler tous seuls.

Il faut enjamber les endormis, et éviter les accroupis qui grattent les guitares en chantant du Bénabar façon BeeGees.

Souvent, au bout d'un moment, j'abandonne mes chaussures bizarres et me pose au bord de l'eau, pour regarder les ombres lumineuses se balancer dans le vague du canal.

chaussures bizarres quadricolores

Bonne journée !

Lili
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mardi 30 juin 2009

Philosophie matinale

ou rentrée de la marche : 

certains samedi 
mon shampooing au miel d'acacia ne réussit pas sur mes cheveux
ils tournent au rose
sans parler des boucles folles


Au bout de 30 minutes à piétiner dans la chaleur trouble, j'ai envie d'abandonner la marche, de m'écrouler sur le macadam coloré.
 
Envie de laisse la gay pride devant, moi derrière.

De me poser à une terrasse.
De me masser les pieds.


où est Lili ?

Finalement j'ai continué.

En suivant les confettis.

Et puis tant pis pour les pieds chauds. 

c'est pas bien balayé

Finalement, Enfin, Il était temps, Merci, Je re-respire. 
Me poser à une terrasse.
Non finalement me poser dans l'herbe.

Me demander pourquoi les mister-freezes à la framboise sont bleus ?
Pour être assortis à mon vernis à ongle.

Le soir tombé, boire de la vodka avec du dark dog. 
Puis finalement l'inverse.

Laisser pendre les pieds. Ballants. A la fenêtre ouverte.
En espionnant les voisins.

Tôt le lendemain matin, rentrer à pieds.
Malgré les ampoules sous la plante.

Le jour se lève. 

paysage matinal

Flâner le long de l'eau, éviter les embûches.
Faire le funambule sur la rambarde. Comme avant, il y a longtemps.

embûches

A cette heure du dimanche, on ne devrait pas réfléchir. 

Pire se poser pour réfléchir. C'est l'heure d'aller dormir et Basta.
Même les boulangeries ne sont pas encore ouvertes.

Donc j'ai fait l'erreur, j'ai pris des résolutionsdudimancheà6h :

Aller bosser en vélo.

Et heureusement que je ne fume pas, je pense que j'aurais brûlé symboliquement mon passe navigo à la flamme du briquet.

D'ailleurs j'en ai fait quoi de mon passe en fait ?

Bonne journée !

Lili
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jeudi 25 juin 2009

Automatique

ou c'est le soir que l'on arrose la chlorophylie :

mauvaise humeur

Les pique-niques sont mes sorties préférées dès que le soleil pointe son nez.

Hier soir, nous voilà partis pour un pique-nique. After work.

Il faut savoir que je ne veux plus pique-niquer dans l'herbe à cause des insectes et depuis que j'ai roulé sur une guêpe. 
Ou une abeille. 


Mais comme à chaque fois, je râle mais je le fais quand même.

On se pose donc dans l'herbe. Et on dresse la table, éventrage de paquets de chips discounts, débouchonnage, jonglerie de tomates cerises, j'enlève ballerines et sac, et dispose mon bazar précieux autour de moi.

Entre tranches d'ananas et chantilly d'Isigny, on est bien, on flâne au soleil.

Sauf que un jet d'eau me glace d'un coup le dos.
Le coton qui colle au corps je me lève affolée.

L'arrosage automatique est en train de ruiner chéri, de noyer l'ananas et d'arroser les copains.

Chéri sous le bras, je sauve qui peut : mes 5 carnets qui traînent, mon gobelet, mes ballerines, les tomates, le pain.
Je bondit dans l'herbe.

Avec tout mon barda dans les bras.
Jusqu'au sol gravillonné de la place des vosges, mes ballerines violettes à la main.

Les autres arrivent. Le portuguais a oublié les pistaches.
On y retourne pas.

On ne m'y reprendra plus.

Pieds nus, chaussures détrempées, robe qui colle au corps, la poésie coulée dans les moleskines, plus d'ananas pour moi, adieu pistache.

On s'est réfugié au sec, le cul mal assis entre deux pavés. On a trouvé du saucisson sous plastique et on a bu notre vin coupé à l'eau de la mairie de Paris.

Bonne journée !

Lili
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lundi 8 juin 2009

Est-ce que tout va si mal

ou est-ce que rien ne va bien :
 
j'abandonne sur une chaise...

Un samedi soir agité. 
Qui finit par une course sous la pluie. Plutôt un dimanche matin en fait.
En tout cas, je cours moins vite qu'un noctilien.

Un samedi soir effréné.

cette photo je la mets ou je la mets pas ?
un samedi soir effréné effrayant
ouou 
*gros yeux

Un samedi soir de cet acabit présage un dimanche larvé.

Réveil forcé par les rayons du soleil. Les paupières brûlent, j'ai mal au dos, j'ai mal aux genoux, j'ai mal à la tête.
Ramper sur le parquet.
S'échouer sur le futon avec un bol de chaude et du citron.
Mon repas du jour.
Ouvrir les fenêtres en grand. De l'air.

Je n'ai rien écrit du dimanche. J'ai jeté un oeil sur la feuille d'impôts.
Un oeil.
Pas mieux.

Une larve emmitouflée dans un pyjama en tissu africain. 
Et comme j'aime souffrir : j'ai ré-écouté Stéphane.
Fort.

ah Stéphane...

Depuis notre rencontre scénique de vendredi, je n'écoute plus "Déjeuner en Paix" parce que je connais les paroles par coeur, mais parce qu'il m'a fait frémir.

Je suis sensible. Surtout à un homme avec une guitare.

Et aussi avec 3 g. de paracétamol en comprimé, et rien dans le ventre à part de l'eau tiède et du citron dilué.

l'homme est un animal

Donc Stéphane en boucle ça doit agacer le voisin, mais ça couvre les bruits de perceuse de l'Altermondialiste qui essaie de détruire le mur de la cuisine et mes sentiments patients.
Je reste donc dans le salon, les doigts crochus.

trace d'un placard dangereux

Et avec le chat on a décidé d'aller encore plus loin dans l'extrême en regardant du Lars Von Trier.

Le chat s'est endormi dès le premier son de cornemuse, j'ai attendu le chapitre 6.

J'ai rêvé de vagues, du vent, de paysages fantômes islandais, de démence, de forêts folles, de branches qui me lacèrent.

Et les moustaches du chat me chatouillaient le bras.

chat endormi

Bonne journée !

Lili

En écoute : Stéphane Eicher et perceuse Bosch
Stéphane sur scène : Paris en toutes lettres
Film : Breaking The Waves ( je n'ai pas encore vu la fin )
 

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vendredi 22 mai 2009

Grains de sable ou mue féline

ou les deux grattent :

Pendant les vacances, on a traîné les pieds dans la sable collant.

La plage c'est une étendue, un espace vide qui change radicalement de Paris.
On en a donc bien profité.


5 loustics et 1 ballon

Le seul désavantage de la plage : c'est son sable que tu ramènes par poignées, dans tes poches à l'insu de ton plein gré, dans tes cheveux, sur les pieds. 
Je ne sais pas comment je me débrouillais, mais j'en ramenais toujours assez pour qu'il y en ai partout sur le sol de la maison.

2 pieds dans le sable

Une fois rentré à Paris, on retrouve les petites rues, les petits appartements quand on arrive à rentrer chez soi, le voisin à mater, les parcs et les terrasses bondés, le petit chat.

Le printemps c'est bien pour les chats. Chouchen perd son manteau de fourrure. D'ailleurs je lui cherche un marcel à rayure car bientôt il n'aura plus rien à se mettre.
Il fait distributeurs de poils.
Un coup blancs, un coup noirs.

Quand il sautille, il fait aussi machine à confettis.
Des confettis de poils.

Je balaie après lui quand il recouvre le futon, brosse le futon quand il sème sur le parquet, aspire partout par terre pendant qu'il se gratte là où je viens de le passer.

Merci Chouchen.

mue

J'ai l'impression d'avoir tout le temps une touffe de poils félin sur le nez ou les joues, alors je me brosse le visage avec la main sans arrêt.

Au réveil, j'ai l'impression d'être recouverte de poils, ça me gratte.

Je me gratte presque autant que lui, et ça m'arrive de grogner et d'aller me brosser compulsivement tellement ça me démange.

poils à gratter de chat

Je crois que je deviens intolérante aux poils de chats sur moi.
Et en plus, maintenant j'ai des ballerines poils de chats.

La grande classe...

Bonne journée !

Lili


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