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Affichage des articles dont le libellé est une bulle sur le syndrome prémenstruel. Afficher tous les articles
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lundi 27 décembre 2010

Laisse tomber les doigts serrés oublie tout garde les tu reviendras demain


ou dis les copains c'est quand qu'on se voit où ?

L'automne est partit. Et il ne neige plus. Le jardin froid et gris c'est moins joli. Il me manque de voir le soleil, de changer de manteau, d'avoir confiance en moi, de me sentir grande. Je voudrai être bronzée, avoir les cheveux bien coupés. Je me sens toute riquiqui, presque disparue. J'ai trouvé un manteau léopard dans le grenier. Je n'irais pas à Paris. Peut être.
Il est temps que je me coupe les cheveux. Il est tant temps ...

Tentant de ne rien faire aussi, de m'endormir sur mes peurs, et de me réveiller sur mes rêves.Qui a dit qu'ils devront être réels ?
Lili
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jeudi 9 septembre 2010

Calendrier lunaire

ou blueberry night :

(confiture)

Je suis comme elles.

J'ai envie de petit beurre en me réveillant, je veux manger de la glace le midi s'il fait beau, j'ai envie d'un mec et de pas n'importe lequel, de nouvelles bottes, de bodys de toutes les couleurs et de collants opaques.

J'ai pas envie d'aller à ce rendez-vous, j'ai pas envie de remplir ce chèque, de prendre ma caisse, de devoir me garer mal, ou le mieux que je puisse aujourd'hui, donc mal.
J'ai pas envie de répondre au tel.

Je suis sur répondeur aujourd'hui.

J'ai pas envie de me coiffer, je veux me mettre des barrettes d'enfants dans les cheveux.

J'ai envie de rien.
De dormir. Ne rien faire.

C'est le bordel.

Mon sommeil douillet, mon lit doux, mon ipod sous l'oreiller, qui crie jeff buckley.

J'ai mes règles.
Douloureuses.

Lili
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samedi 19 juin 2010

Je pense donc je n'existe pas

ou bloc de notes :

Je suis mon propre repère, mon jouet sexuel. Je suis mon propre problème, je suis mon propre remède, je suis mon propre Bleu de méthylène, un truc hallucinogène, mon beurre de cacahuètes. Mon miel et les abeilles. Et ce qui me fait courir jusqu'à perdre à haleine. Car je me poursuis à moi-même.


(rencontre)


Lili
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mercredi 26 mai 2010

Sanguine

ou chroniques d'oranges amères :

En petite tenue sur le banc devant la table à manger, je médite : pourquoi cette brosse à cheveux Hello Kitty est sur la table à manger ?

Je déjeune donc à coté d'une brosse à cheveux remplie de cheveux noirs et de poussière grise.

J'ai un nouveau régime, ou une nouvelle bille en tête, une folie alimentaire, un tic de trop, un nouveau truc pour faire mon intéressante : j'ai décidé de ne plus manger de blé.
Pour voir.

Il n'y a rien de plus délicieux que l'alliance de la saveur du chocolat au lait et du jus de pamplemousse rose.

Les triangles d'oranges sanguines feront mon festin de l'après-baignade.
Ils me donnent l'impression d'être une sauvage en nuisette, avec mes triangles d'oranges sanguines : c'est une salade à l'aspect barbare. Une salade nature.

L'amoureux descend à pas doux l'escalier. Il craint certainement de découvrir que, prise de folie, j'ai dévalisé les placards à la recherche de muesli. Muesli remplit de blé et d'avoine, INTERDITS.

Le muesli de l'interdit dort dans le buffet. J'ai jeté la clé.

L'amoureux dansera dedans, et devra croquer dans mon orange.




Lili
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mercredi 12 mai 2010

La litanie du sommeil

ou incantations barbares :

(double moi)

Si certains ont des jolies choses à dire, allez-y :

Moi j'avais la tête pleine et le blog était fournit quand l'énergie parisienne, le stress, et la fatigue me faisait écrire ici.

J'étais Lili est insolente ou lili crie, lili est somnambule, lili est noctambule, lili court, lili est chiante, chienlit, chat fou, gobeuse de pluie.

Je trouvais de l'inspiration dans la Grippe A, la Sncf, les sushis, la Ratp, les insomnies, le champagne, le catalogue Ikea, le H&M des halles, le vernis OPI, les torses nus aux buttes chaumont.

Et je parlais tout le temps.

Aujourd'hui, je vis au calme, je vis dans des petits bruits et je ne sais pas écrire, ni décrire les bruits de mon quotidien.

Une rue de voiture parisienne je peux te la décrire : ça m'étouffe, m'assomme, m'énerve, me donne envie de me mettre de la peinture bleue dans les cheveux, d'écouter Adamo à fond... Ouais Adamo ouais.

Comment décrit-on :
Le bruit du réveil naturel ?
Le soleil sur mes paupières ? Les mains qui bruissent sur les draps ?
Le thé qui chauffe dans la casserole ?
Le bruit des pieds nus qui clapotent sur le carrelage ? Le bruit du sourire ?
Le beurre qui se débat dans le beurrier ?
Le beurre écrabouillé dans mes doigts pour les crumbles ?
Le soleil qui se couche ?
Le cri de la poule d'eau, et le chant des grenouilles ?

Le jour, ici, je suis enregistreuses de petits bruits, musicienne du quotidien. Sereine.
Et je n'écoute plus Adamo.

Par contre la nuit, je deviens Castafiore de mots crevés, folle à lier, à crier des mots grossiers, chanteuse en Allemand même.

La nuit je récite des littanies incompréhensibles et violentes.

Je suis grossière.

Je suis vilaine.

J'empêche l'amoureux de dormir paisiblement.

Lili crieuse dans les draps
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lundi 26 avril 2010

Complainte pourrie

ou mélomanie de la pluie :

Je suis née en été.

Allongée sur le dos sur mon lit, je réalise que si l'on pleure alors qu'on a la tête en bas : les larmes coulent vers le haut, du monde.

J'entends le chat qui grimpe sur le toit, ses griffes, sur les ardoises, qui crissent.
J'ai l'impression que le toit va me tomber sur la tête, qui est à l'envers.

Je n'aime pas les jours de froid.

Aujourd'hui, les pâquerettes ne se sont pas ouvertes.

Par la fenêtre, la froidure du vent vient me glacer les doigts de pieds, la pluie fine rebondit.
Et le chat trempé vient aussi ce mettre à l'abri.
Il sent le mouillé, et le pissenlit des champs.

Ce soir, il va y avoir de l'orage. Il faut que j'aille rentrer mon linge.


Lili
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jeudi 18 mars 2010

Tri des déchets

(l'histoire se situe ici)

...

J'aurais dû le tuer plus près du garage.

Il a donc fallu le porter, enfin le trainer en pestant et en serrant des dents.

Le chat trottinait gaiement à mes cotés.

Je suis allée rendre une visite amicale à mon voisin pour lui taxer une bâche.
D'ailleurs, le voisin a proposé son aide quand je lui ai dit que je repeignais la cuisine en rouge sang.
Il a aussi fait son grand malin :

-"ah oui vous avez raison de repeindre : et en plus le rouge vif c'est très à la mode en ce moment dans les cuisines"

- "mmm oui.
Oui... et vous n'avez pas plus épais comme bâche ?
Et ce n'est pas rouge vif c'est rouge sang : la couleur est plus prononcée et c'est mieux parce que la cuisine est orientée à l'est et je veux mettre des crocus violet aux balconnières."

Le spécialiste cuisinella a fini par me filer la paix avec ses cuisines intégrées, une bâche et une rallonge.

Alors, après avoir installé le corps, et la bâche sous le corps, j'ai inspecté les outils disponibles : de la scie circulaire à 3 vitesses, ... à la meuleuse pétée j'ai eu vite fait de choisir la scie.
...

Bon je ne vais pas détailler la découpe dudit corps.
Oui, car ce ne fût pas intéressant : je n'y voyait rien sous ses fichues lunettes de protection.
Et emportée par l'élan de la scie, j'ai fait du rab et je me suis même retrouvée avec trop de bouts. Dont trop de bouts de la jambe gauche surtout.

Alors que j'aurai pu me simplifier nettement le travail en faisait 2 parts (le haut et le bas
)

Et tout est rentré dans le composteur bio.

Je peux donc retourner à mes boutures printanières.



Lili
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mardi 16 mars 2010

Et pourquoi pas couteau à pain

ou de la logique verticale à l'incompréhension horizontale :




Allongée dans l'herbe, je flâne les yeux mi-clos.

L'amoureux arrive, ses pas résonnent dans tout le jardin et jusque sous mon dos.

Je sens d'abord l'ombre de sa présence au-dessus de moi, une ombre qui fait fuir le soleil qui me chauffait les joues et préparait mon bronzage.

J'ouvre une moitié d'œil distrait, il m'éblouit et je le vois à la manière d'un kaléidoscope jaune et orange.

- "Tu fais quoi ?" me demande t'il ?

- "j'attends le printemps"

- "ça fait longtemps que tu attends ?"

- " un peu"

L'horizontal va pour faire demi-tour... mais change d'avis (il doit trouver que quelque chose cloche)

Il vérifie si tout est normal finalement : "Bon Murat gueule par la fenêtre ouverte, y a des épluchures de kiwis bretons pas loin, aussi une tasse échouée, et une BD abandonnée... ah non c'est un bouquin..."

Il le prend pour lire la couverture : "l'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle (ahahaha) .

Je continue de l'observer de mon œil en embuscade, je vois bien qu'il se demande comment ce livre est arrivé là.

Mais mine de tout, il me demande :

- "et sinon comment s'est passé ton rendez-vous pôle emploi ?"

- super, ma conseillère m'adore

- "Bon Lili..."

- Oui

- "pourquoi tu as écrit des trucs sur ton bouquin ?"

- c'est des trucs

- "
je te signale que tu as écrit en rose "scie : pas mal mais peu fiable", à la ligne : "hâche : doit faire mal au dos" et à la ligne "tronçonneuse : je ne sais pas m'en servir, et je n'ai pas trouvé de notice sur Internet"

- c'est une liste des outils possibles pour découper un corps, je sèche

- "ah"


Lili
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lundi 8 mars 2010

Humeur

ou il y a une revue qui s'appelle "soleil levant", je l'ai jeté avec le flingue qui était emmitouflé dans mon tee-shirt "Led zeppelin" :

Je me suis levée de mon siège en rotin et je suis allée chercher le flingue rangé dans le garage.
Je suis revenue et je lui ai envoyé une balle entre les deux yeux.

Puis je suis allée prendre une douche, pour rincer le sang qui avait giclé sur mon cou, mon tee-shirt, et mes converses roses.

L'eau chaude se mélangeait au rouge vif.
Il faut vraiment que je débouche cette douche d'ailleurs.

Je fredonnais distraitement "pluie d'automne" de Murat.

Pour effacer les traces de sang, j'ai jeté le bidon de javel avec l'eau de la douche. Puis, j'ai pris mon tee-shirt plein de sang et je suis retournée dans le jardin prendre le flingue avec.

Je les ai jetés dans mon sac réutilisable, celui que je prends pour les courses à la Biocoop du coin.

Puis j'ai claqué la porte d'entrée, j'ai posé le sac "planète propre" sur le siège passager et je suis montée dans la voiture. Je me suis arrêtée chez Maurice et j'ai jeté le sac dans sa poubelle jaune.

En repartant, je me suis regardée dans le rétro : j'avais des yeux de fou.

Au rond point, j'ai fait 3 tours pour savoir où je voulais aller ; et puis finalement j'ai pris la route de la bibliothèque.
C'est gratuit quand on a une carte de chômeur.

Je cherche au rayon enfant un bouquin sur la chimie : il doit bien y avoir un truc qui explique quels produits utiliser pour faire décomposer un corps, et pouvoir le rentrer dans un bac à compost.

Bonne journée

Lili

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