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mercredi 27 janvier 2010

La tristesse des jours heureux

ou jeu d'écriture :



Une terrasse de café, vide, en hiver : c'est triste comme un poisson mort, comme une chanson de Dahlia, un rendez-vous jamais pris, une brûlure car on a laissé une main vide sur la plaque électrique (trop occupée à regarder le voisin d'en face).

Une terrasse de café, vide, en hiver, c'est l'attente de l'arrivée du printemps, des rires des filles, du changement, des nouvelles couleurs de rouge à lèvres.

Je suis triste, je ne veux plus croiser de terrasses vides chaque matin, je ne veux plus serrer le dos sous ma parka, je veux être éblouie, montrer mes jambes.

Je vous laisse, j'ai rendez-vous à une terrasse de café.

Je vais regarder mon reflet dans un noir, écrire ma journée de demain, sourire à un garçon de café, compter les jours, et regretter de ne pas m'être vernis les ongles en violet lacté (cela aurait été joli avec la tasse de café).


Après, la journée pourra commencer...

Bonne journée

Lili

PS : Ce texte est ma participation au jeu d'écriture du blog à mille mains, et c'est un bout de mon impatience.
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11 commentaires:

Aude a dit…

Les terrasses des cafés sont vides mais les cafés sont pleins. On s'y tient serrés, y'a les odeurs de cafés et de chocolats brûlants (le matin parce que le soir...), on y surprend une conversation, les regards s'attirent et s'attisent...

Michel Turquin a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Michel Turquin a dit…

Tiens une petite de mes histoires de terrasse:
"C’était le désert sur la terrasse à part cette sacrée blonde platinée aux yeux verts pareille à une image de couverture de mode, moulée dans un maillot rouge vif qui accentuait un corps de sirène. Je déglutis d’envie.
J’étais comme dans un roman de Chandler.
Le spectacle glamour de la fille sous un jaune parasol me donna l’envie de lui réciter du Prévert.
Je m’approchais doucement pour lui susurrer :
« Rappelle toi Barbara il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour là, et tu marchais souriante, épanouie, ravie, ruisselante sous la pluie…. »
Hélas, enfermée dans sa bulle, écouteurs sur les oreilles, enduite d’une épaisse couche de crème solaire, je n’eus droit qu’à un regard si mauvais que mon sang devint de glace.
Je retournais rêver dans mon fantasme cinématographique des années 60.
J’entendis soudain une petite voix qui venait du parasol :
-« D’abord...môssieur, je m’appelle pas Barbara et il pleut pas ici …car on est à Cannes »
Bon…..tant pis"
FIN
PS: j'ai merdouillé avant!!!

val a dit…

Une très belle participation.

Thé Citron a dit…

C'est vraiment une jolie participation, bravo!

Madame Kévin a dit…

J'aime bien ces premiers jours de beau temps, quand les terrasses commencent à se remplir. Merci pour ta participation, elle est en ligne sur "jeux d'écritures".

Homecats a dit…

On ressent l'envie et la hâte que les beaux jours arrivent dans ce texte. Du coup, moi aussi, je veux voir le printemps, mettre des jupes sans collant, boire des thés glacés à l'ombre d'un platane, voir des cerisiers en fleurs... argh vivement le printemps (en espérant qu'il soit ensoleillé) !

Anonyme a dit…

Il ne reste plus beaucoup de cafés à compter pourtant :)

Ana DuCocon a dit…

J'avais pensé un peu la même chose en voyant cette photo la première fois :)

Gabrielle a dit…

Très beau texte !
Plus que quelques semaines...

M1 a dit…

Joli texte, j'aime bien son côté récit linéaire, la douce tristesse qu'il exprime, nous laissant dans l'attente du printemps.