18h08.
Je cours super vite.
Fléchie par le vent, les cheveux éparpillés.
J'ai les sens en l'air, ils me poursuivent d'ailleurs.
Je cours pour ne rien rattraper, je cours quand je sais que personne ne me regarde.
En fait, d'abord je marche, tranquille, et ... soudain je cours.
D'un coup.
Je ne fais plus ça quand il y a l'amoureux car il me rattrape.
Et si je me balade la nuit, je cours aussi.
Je connais les chemins par cœur, la place des arbres, des branches ; je ne suis jamais tombée dans les trous.
A la maison, le chat m'attend l'oreille collée sur l'enceinte de la sono : il écoute une balade irlandaise.
Lili
18h et des miettes de cookies partout : j'attends la brune.
Assis en crabe sur le buffet, le cul sur la recette de cookies au chocolat blanc.
Elle a laissé sa musique de hippie à fond.
Quand elle reviendra elle aura des nœuds dans les cheveux, elle ira vérifier sa coiffure dans le miroir, elle sentira un parfum particulier : le frais, la folie, et canaille le loup du voisin.
Elle m'appellera crevette, mais ne me filera pas assez de pâtée au thon.
Alors je fais mon dessert de bébés mouches.
C.



5 commentaires:
Moi aussi des fois je cours, d'un coup... Les gens me regardent bizarre d'ailleurs (courir en robe ou en jeans...)
Quel beau chatpitre!
Bisous Bisous
J'aime toujours autant le cachet de ces morceaux écrits à 4 mains ;)
@ melle sam : ils ont pas envie de te suivre ?
@ nico : merci
@ gabrielle : 2 mains et 2 pattes
@ Lili : J'avais failli écrire : à quatre pattes ;)
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